Notre Club a connu une année 2007 très positive. Le 100ème adhérent nous a rejoint. Les réunions plénières ont connu une fréquentation régulièrement élevée (30 personnes en moyenne). Le Petit-déjeuner du Dirigeant et le Dîner-Partage d'expérience des Pilotes sont venus enrichir l'offre faite à nos membres, avec pour ambition d'accroître progressivement la visibilité du Club dans leurs entreprises et de renforcer ainsi leur propre action de prescripteur, d'organisateur, d'animateur ou de pilote.
2007 marque également une étape importante dans le soutien financier et moral que les entreprises apportent à notre Club : France Telecom a, en effet, rejoint le Cercle des Bienfaiteurs. Nous interprétons ce geste comme le signe tangible que de grandes entreprises comprennent que l’action du Club est bénéfique pour elles. Olivier Voirin, Directeur Ventes et Services aux Clients Opérateurs de France Telecom, le souligne ainsi dans l’« acte de foi » justifiant le soutien qu’il apporte au Club : « il me parait important de […] partager et de bénéficier en retour des meilleures pratiques d’autres entreprises et de créer en France une référence pour le pilotage des processus ».
Des 3èmes Rencontres des Pilotes de Processus, point d’orgue de l’année, je retiens 3 éléments saillants.
Réunissant des Dirigeants de grandes entreprises (France Télécom, La Banque Postale, IBM, Société Générale), la table ronde a largement souligné que, pour créer de la valeur, le pilotage par les processus ne doit pas constituer une technostructure bureaucratique mais être « totalement intégré du point de vue opérationnel » et le « pilote » un « patron business ». « Le processus ce n’est pas l’outil, c’est la politique » a même résumé l’une des intervenantes.
Au-delà des différences de pratique d’une entreprise à l’autre, l’élément clé qui émerge est donc bien la démarche managériale sous-tendue par l’approche soutenue par notre Club.
L’Observatoire du Club, largement enrichi et doté d’une échelle de maturité, fait ressortir en négatif que le soutien de la Direction générale, pré-requis fondamental dans la mise en place d’un pilotage de la performance par les processus, reste très insuffisant (80% des cas !). Il montre que c’est dans la maîtrise des risques et de la conformité que la gestion par processus trouve son débouché le plus mature (52% des cas). Enfin la satisfaction client et l’optimisation de la performance opérationnelle ne sont encore que marginalement, même si elles sont en progression, des applications du pilotage par les processus (respectivement 31 et 19% des cas).
Il reste beaucoup à faire pour convaincre les entreprises et notre Club doit poursuivre et renforcer ses actions.
Les Trophées du Club ont récompensé une grande entreprise, la Caisse des Dépôts et Consignations, qui, bien que n’étant pas soumise aux règles du marché concurrentiel, sert une clientèle exigeante en termes de qualité et de sécurité des prestations attendues. Les commentaires du lauréat sont instructifs : « … meilleure appréciation collective des enjeux et des priorités, meilleure allocation des moyens et ciblage plus pertinent des actions ».
On ne saurait mieux résumer les bénéfices à attendre de la mise en place du pilotage par les processus.
· Pourquoi des Commissions auprès du Conseil d'Administation ?