par Henri-Paul Soulodre, Administrateur du Club des Pilotes de Processus.
L'Etat et les collectivités locales dans leur ensemble, ayant chacun une part de la gouvernance de la nation, devraient s'inspirer, pour s'adapter aux nouvelles réalités de manière harmonieuse, une démarche analogue à celle que commencent à engager les grandes entreprises du monde : le pilotage par les processus stratégiques. Ce management nouveau dans les entreprises, les rend performantes "globalement" et non "morceaux par morceaux" en liant leurs véritables axes et objectifs stratégiques avec leur réalité opérationnelle de tous les jours ...

La réalité des organisations humaines (entreprises, états, communautés globales de niveau mondial) est d'être "complexe", c'est à dire d'être pluri-factorielle dans ses causes et à finalités multiples dans ses raisons d'être…
Pour cela on peut bien sûr identifier au sein de ces organisations "les fonctions pérennes" (certains diraient régaliennes) qui sont nécessaires et qui doivent être le plus "efficientes" possible. Pour que ces organisations fonctionnent et participent à la production d'une réelle "valeur" pour ceux qu'elles servent, elles doivent intégrer divers acteurs, divers contributeurs qui, chacun pour son compte, cherche à maximiser ses intérêts particuliers (on parle d'organisation en silos de spécialité ou d'expertise ou de pouvoir) au détriment de l'intérêt général du "corps organisé" que constitue l'entreprise ou la collectivité ou la région ou la nation ou plus généralement toute forme d'organisation d'un niveau supérieur d'agrégation cohérente.
Pour étudier cette production de valeur, c'est-à-dire la recherche de ces objectifs ou la proximité de ces axes stratégiques pour la collectivité, il faudrait faire se révéler (comme on le dit du développement d'une photographie argentique) ces "fils rouges" qui lient entre elles les actions et les décisions de chacun des acteurs au sein de leur espace d'autonomie, souvent sans qu'ils en aient réellement conscience.
Ces fils rouges sont des "processus". Ils se comportent comme des ponts entre les gens.
Pour que l'ensemble de la collectivité puisse avoir réellement une "communauté de destin ou d'intérêt" ces processus doivent être incarnés et pilotés !

Ces fils rouges traversent horizontalement des zones d'autorité, d'autonomie, de hiérarchie, de pouvoir. Ils ne s'intéressent qu'aux finalités collectives de l'ensemble et au rôle de chacun dans leur atteinte. Ce type de management nouveau permet d'adapter les "articulations d'action et de décision" entre les structures, les "organes" qui constituent la réalité de la collectivité.
Des entités structurelles telles qu'un gouvernement, une fédération, un département ministériel, une collectivité locale, un organisme public ou privé voire international, sont traversées simultanément par ces "fils rouges" car toutes, peu ou prou, sont des "parties prenantes" au processus qui servent les finalités d'intérêt général.
Alimenter les populations en eau potable suffisante, peut être une telle finalité… Assurer le bon niveau d'intégration humaine et culturelle des nouveaux venus dans les collectivités nationales, peut en être une autre…
Cette démarche relève d'un triple travail de réforme, de transformation : managérial, organisationnel et instrumental.
On peut craindre que, dans le domaine de la gouvernance des pays, on ne sache pas toujours bien distinguer :
- ce qui relève des "fonctions pérennes", donc des structures, à efficacité et expertise locale, de type hiérarchique et
- ce qui relève des "processus", donc d'un pilotage d'actions et d'activités transversal à l'ensemble de ces mêmes structures.
Autrement dit, chercher à distinguer dans la gouvernance d'ensemble, ce qui relève prioritairement de la question Comment ?, traitée par une organisation hiérarchique verticale, de ce qui relève prioritairement de la question Pourquoi ?, traitée par une organisation processus horizontale…
Peut-être y a t il là un sujet de réflexion pour aider nos institutions, souvent organisées à l'antique, à se moderniser…
En tout cas, le Club est ouvert à aider les acteurs publics en ce sens !
Les risques opérationnels des entreprises sont en général mal pilotés ...

par Henri Paul Soulodre, administrateur du Club des Pilotes de Processus
L'actualité récente présente, hélas, le grand intérêt de focaliser les projecteurs sur la réalité des risques que les entreprises prennent tous les jours au travers de leurs activités opérationnelles.
Le risque est inhérent à la nature même de l'activité humaine. Tout risque n'est autre chose que le résultat d'un "processus" conscient ou inconscient qui se déroule dans le temps en mettant en cause, souvent, de nombreuses "parties prenantes".
Si ce processus est inconscient mais que l'on souhaite véritablement maîtriser le risque, il faut en prendre conscience de manière collective et donc le rendre concret et visible par la représentation des différentes activités qui en sont les composantes et les sources potentielles.
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La démarche processus peut-elle aider à la maîtrise des risques ?
par Michel Raquin, Président.
Nous sommes tous marqués par les différents sinistres qui affectent certaines entreprises, que ce soit en France ou à l'étranger. Chacun est sûrement sceptique et interrogatif quant aux raisons qui ont conduit à des pertes parfois abyssales. Il demeure que chaque entreprise, chaque entité, ne peut jurer de rien et ce qui se passe chez les autres peut aussi arriver chez soi.
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Voici venu le temps des bilans.
par Bernard Bougel, Secrétaire général du Club.
Notre Club a connu une année 2007 très positive. Le 100ème adhérent nous a rejoint. Les réunions plénières ont connu une fréquentation régulièrement élevée (30 personnes en moyenne). Le Petit-déjeuner du Dirigeant et le Dîner-Partage d'expérience des Pilotes sont venus enrichir l'offre faite à nos membres, avec pour ambition d'accroître progressivement la visibilité du Club dans leurs entreprises et de renforcer ainsi leur propre action de prescripteur, d'organisateur, d'animateur ou de pilote.
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par Michel Raquin, Président du Club
Sans entrer dans une introspection trop approfondie, nous avons tous tendance, quand arrive le mois de septembre, à nous faire un certain nombre de promesses.
C'est celui ou celle qui, chargé(e) de stress, à l'aurore des vacances, se promet, le travail repris, de mieux s'organiser, de ne pas répondre à toutes les sollicitations, en bref de mieux gérer son temps pour en consacrer une partie hors travail professionnel.
La génération des chefs d'orchestre...
Par Dominique Houé, Administrateur du Club.
Nous sommes aujourd'hui à la croisée des chemins et, en dépit de la somme des connaissances dont nous disposons individuellement et collectivement, ainsi que des informations auxquelles nous avons accès en quasi temps réel, nous savons de moins en moins de quoi demain sera fait et où nous serons...
Lire la suite...Je suis :
Je m'intéresse à la dimension :