Le Billet hebdomadaire ...<br> de  Didier Vanoverberghe

Le Billet hebdomadaire ...
de Didier Vanoverberghe

Semaine 31.

Ouvrage paru en 2009 aux Editions Hermès (Lavoisier).

Didier Vanoverberghe est créateur du "q de Tobin microéconomique". Il est administrateur du C2P, ingénieur général du corps des Mines, membre du Conseil scientifique de ISC Paris Business School et expert international en finance d'entreprise.

Chaque semaine un extrait de son livre sera publié et sera soumis à vos commentaires.

Il vous est donc possible d'échanger avec l'auteur dès à présent. 



Pour se procurer l'ouvrage

LE BUSSINESS ASSURANCE pour la perfomance de l'entreprise

Avant propos  

Extrait n ° 1 

 


Origine et nécessité


Pas un mois ne passe sans que la presse n'annonce la disparition ou la mise en péril de grandes entreprises, parfois des symboles mondiaux. Il n'est pas non plus une année sans que l'on n'apprenne qu'une entreprise, partie de loin, a détrôné ses pairs en devenant le leader mondial de son secteur.

Les mauvaises nouvelles paraissent plus fréquentes que les bonnes. L'époque est-elle plus porteuse de risque ? Toujours est-il que nous sommes plus sensibles à ces mauvaises nouvelles car elles apportent avec elles de la destruction de valeur, de la destruction d'emplois, moins de richesse pour tous, et ce, pour les pays développés comme pour les pays en voie de développement.

Cette entreprise qui va disparaitre ou qui s'efface n'est peut-être pas la vôtre aujourd'hui, mais qu'en sera-t-il demain ? Si ce n'est l'entreprise entière qui est touchée, votre activité peut-elle disparaître ou devenir rapidement secondaire, voire négligeable ? Tout le monde es concerné par les risques comme par les opportunités existantes ou à créer : le directeur, le cadre, l'employé...

Les premiers symptômes annonciateurs de difficultés à venir apparaissent dans les entreprises sous des formes très diverses :

· insatisfaction des clients,
· défauts graves de qualité,
· stratégie imprécise ou très évolutive,
· retard vis-vis des concurrents,
· cadres, employés et dirigeant surbookés confrontés à des problèmes multiples et apparaissant comme très complexes,
· processus en déséquilibre et à réviser perpétuellement,
· prise de risques excessifs souvent suite à des retards concurrentiels ou de rentabilité,
· valorisation faible par le marché ou qui ne progresse pas régulièrement de manière significative,
· plus sournois, une survalorisation.


L'entreprise semble emportée dans un flot de questions extrêmement consommatrices d'énergie et des flux de réponses apportées de manières différentes à l'échelle nationale ou mondiale de l'entreprise.

Il faut recentrer le management de l'entreprise sur son principal objet : la création de valeur.


( A SUIVRE )

 

   

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Je les ferai paraître sur le site du Club et je vous répondrai.   

Didier Vanoverberghe

 

QUESTIONS à Didier Vanoverberghe
Bravo et merci pour l'idée !

" Il faut recentrer le management de l'entreprise sur son principal objet : la création de valeur ". Je m'interroge .

Nous avons connu l''entreprise centrée sur son métier et ses agents puis, après être passés dans les année 80-90 par l''entreprise au service du client, on en est venu dans les années 90 - 2000 à l''entreprise au service de l'actionnaire.

Comme cette formulation n'est pas politiquement correcte, on a parlé de "d'opérations relutives, créatrices de valeur". Formule popularisée par J2M. Ce qui sous-entendrait qu'il y aurait des entreprises destructrices de valeur.

Comment définir cette valeur ?
 
La rémunération du capital investi ? La valorisation de l'outil matériel et des compétences humaines ? La valeur des services rendus et des biens produits ?

Il me semblait avoir compris que c'était une cupidité excessive qui aurait provoqué une dérive des mécanismes financiers, dérive contre nature, et finalement, anti capitaliste. Qu'en est-il ?

J'attends la suite avec impatience et merci d'ouvrir ainsi le débat.
 
Antoine Clave
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Pourquoi classer la « survalorisation » parmi les risques qui menacent l’entreprise ? 
 
Bernard Percher
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Merci pour l'explication sur le risque né de  l'excès de valorisation par le marché.

J'ai une autre question à vous soumettre.
 
Pour le profane, le « q de Tobin macroéconomique » est un concept que bien des gens ont sans doute du mal à situer par rapport à la problématique de processus et de pilotage.  L’auteur peut-il en dire plus et nous faire émerger le lien ou la corrélation ?

Bernard Percher
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Tu évoques  l'idée fondamentale de recentrer le management sur la création de valeur.
 
Deux questions "impertinentes" :
  1. Dans la siutation actuelle, ce n'est donc pas le cas, selon toi, et si oui pourquoi ?
  2. En matière de création de valeur, tu rappelles  l'existence de  plusieurs natures différentes. Laquelle est-il nécessaire de privilégier  ?  

Henri-Paul Soulodre 
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REPONSES de Didier Vanoverberghe
@ Antoine Clave

La création de valeur est vue en prenant en compte l'ensemble des acteurs: clients , fournisseurs, employés, Etat, actionnaires. Elle prend une définition très précise :

Valeur = somme actualisée des flux futurs. C'est donc :
   - soit la somme des free cash flow pour les actionnaires,
   - soit la somme des chiffres d'affaires pour les clients, 
  -  soit la somme des salaires pour les employés. 

 On différencie, de plus, la "valeur économique" définie ainsi, de celle de la "valeur spéculée".
 
La crise actuelle est donc bien destructrice de valeur pour l'ensemble des acteurs.

La résonance s'obtient quand les valeurs créées sont maximales au sens économique, c'est-à dire non spéculatif.

Didier Vanoverberghe
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@ Bernard Percher

Il est important pour une entreprise d'avoir conscience et connaissance de sa valeur économique et même plus encore des fluctuations de celle-ci en cas de crise.

 De nombreuses entreprises ont cru qu'elles pouvaient emprunter beaucoup en se fiant à des ratios du type "dette sur valeur d'entreprise". Cette dernière étant nettement survalorisée, lorsque la bulle éclate, ce ratio devient tel que le montant de la dette entraine des taux de ré-emprunt qui conduisent à un mur en besoin de liquidité et donc à une quasi faillite !
 
Ainsi en fut -il de nombreux opérateurs de Télécommunications tels, par exemplen, France Télécom qui a pu valoir plus de 290 milliards d'euros et donc laisser monter sa dette à un ratio d'un quart de cette valeur.
 Ceci fut catastrophique pour l’entreprise car après l'éclatement de la bulle, sa dette s’élevait à 75 milliards d’Euros alors que l’entreprise n’en valait à peine plus que 100 (sa dette plus sa valeur boursière).
 
La prise en compte de l'effet de faillite dans la valorisation d'une entreprise n'est « hélas » pas linéaire et ne suit pas non plus la loi de l'effet de levier mais est de nature exponentielle (cf. annexe loi en forme de call de Black and Scholes et variante de Vanoverberghe).
 
Les effets sont donc ravageurs...
 
 Plus récemment Porsche a voulu avaler Volkswagen et l'effet dette/risque de faillite a renversé le schéma de fusion au bénéfice de Volkswagen.
 
 
 Une survalorisation dont on a conscience peut être utilisée avantageusement mais ceux qui en pâtiront en voudront aux responsables sans doute durablement (ex. AOL Time Warner)
 
La vérité, ou son approche, a des vertus que la raison ne doit pas ignorer.

Didier Vanoverberghe
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@ Bernard Percher 

Il faut se rappeler que le bénéfice pour une entreprise n’est autre que la différence entre le Chiffre d'affaires et les Coûts. Ces deux grandeurs sont parmi les plus utilisées pour le pilotage des processus.

De plus, le taux de croissance de ces grandeurs sur le moyen et le long terme (ainsi que leur existence même !) est une représentation de l’aspect « durable » du rôle de l’entreprise ...

Pour expliciter un peu le concept de «  q de Tobin «  disons qu’il est est la variable à la fois la plus simple et la plus mal connue des économistes, des financiers et des dirigeants.

 
Lorsque des investisseurs extérieurs, décident d’investir dans l'entreprise un capital additionnel K pour développer ses  activités ils espèrent  voir sa valeur financière s'accroître de V (i.e  augmentation de la valeur de revente possible de l'entreprise) avec l’espoir que V soit supérieur à K. C’est le signe le plus simple qui soit que ces activités sont « rentables » ou qu'elles le seront sur la durée...
 
Le « q de Tobin », indicateur macro économique traditionnel,  se définit simplement comme le rapport entre V et K. S'il est supérieur ou égal à 1 l'activité est profitable. S'il est inférieur à 1 cette activité ne couvre pas le capital investi.
 
Cet indicateur est intéressant comme résultat mais ne dit en rien sur la manière d’obtenir ce résultat, que ce soit en investissant de nouveau, en optimisant ses processus, en innovant ou bien en fidélisant ses clients.

 De plus ce résultat peut être lié à des valeurs d'entreprise qui peuvent être plus spéculatives qu’économiques...
 
 Le « q de Tobin microéconomique », que j’ai défini, est là pour redonner de la compréhension de nature économique et donc de la dynamique aux différents acteurs que ce soit les employés, la direction de l'entreprise, les clients, les fournisseurs et surtout d’être un concept capable de se décomposer au niveau de chaque projet, de chaque  entité autonome et de chaque processus.
 
Il se définit précisément comme le rapport entre la rentabilité des capitaux (bénéfices sur capitaux) et le coût du capital (prix du temps et du risque), les deux diminués du taux de croissance de l'entreprise.
 
Prenons un exemple où la rentabilité des capitaux est de 12% et le coût du capital de 10%. Si on suppose que la croissance est nulle (l'entreprise investit juste ce qu’il faut pour couvrir l’obsolescence de son capital immobilisé) alors le « q de Tobin microéconomique » sera de 12%/10% , soit 1,2.

Supposons que les capitaux apportés soient de 100 millions d'euros, la valeur de l'entreprise est alors de 120 millions d'euros: 20 millions sont issus de l'activité même de l’entreprise soit 20% de plus que les apports.
 
« Supposons maintenant que vos processus deviennent imparfaits » au point de perdre 3% de Chiffre d'affaires par an et, toute proportion gardée, la même chose sur vos bénéfices, la rentabilité passe à 9%.
Conséquence : la valeur d'entreprise passe à 90 millions d'euros et la voici dans le rouge, sortie de la route, hors compétition, en raison de processus défaillants et d'un petit écart permanent qui a généré une catastrophe de 30%.
 
Sans cette connaissance, auriez vous imaginé un si grand impact?

 Pouvez-vous imaginer prendre des décisions d'actions concrètes et rationnelles sur vos processus sans avoir une idée de leur impact comparé à leur coût ?
 
Le raisonnement qui permet de faire cela avec de simples divisions et soustractions est simple mais peut être poussé beaucoup plus loin que cet exemple ... 
 
 Le pilote de processus, grâce à cet indicateur macro économique, peut enfin faire le lien entre ses actions et la création de richesse. Cela ne peut que l’intéresser !
 
Pouvez-vous piloter une entreprise ou des processus sans savoir à quelle vitesse vous irez en enfonçant la pédale d'accélérateur ou de frein d'un centimètre, alors qu'il n'y a ni butée ni repère comme c’est le cas dans une voiture ?
 
Sortir de la route ou prendre la tête de la course dépend de si peu ...
 
Didier Vanoverberghe
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@ Henri-Paul Soulodre

  Pour la question de savoir pourquoi, à ce jour, le management des entreprises n’est pas naturellement centré sur la création de valeur, je dirais que, jusqu’à ce jour, les entreprises ne disposaient pas de moyen de faire le lien entre leurs actions et la création de richesse économique.


C’est comme si elles avaient devant elles des dizaines voire des centaines de manettes (ou indicateurs et de cadrans) dont elles pensent qu’elles doivent contribuer à créer de la richesse mais dont elles ne ne peuvent appréhender le résultat exact.
Certaines manettes peuvent même relever de "croyances", comme, " je licencie, je distribue des dividendes donc le cours boursier doit monter" !! Ce qui n’est pas le cas, bien souvent !!

 

En réponse à ta seconde question, sur la nature de la valeur qu'il serait nécessaire de privilégier ?     

D’autres manettes ont des liens et des couplages partiels et peuvent conduire au pire comme aux meilleur, par exemple : " Je diminue les coûts d’une activité, j’augmente la R&D à tout va, j’investis plus...."

Certains se concentrent sur le court terme car pour vivre dans 2 ans il faut déjà survivre demain !
Ils se concentrent alors sur les Free Cash Flow (chiffre d’affaire encaissé diminué des dépenses décaissées d’exploitation et d’investissement) de l’année.

C’est facile mais qu’en sera-t-il sur le long terme ? En fait n’est il pas facile de l’augmenter puisqu’il suffit de diminuer les investissements ?
Comment appréhender réellement la croissance rentable durablement ? Doit-on se contenter de tirer des manettes à l’aveuglette ?

D’autres ont recours à des méthodes anglo-saxonnes du type EVA (Economic Value Added) qui, malheureusement, sont fausses conceptuellement !

D’autres encore combinent des indicateurs de beaucoup de natures différentes.
Le « q de Tobin micro-économique » combine les taux de rentabilité, d’obsolescence, d’investissement, de croissance et de risque.
.
Ces grandeurs constituent seulement 5 manettes principales avec lesquelles on peut soit prédire de combien leur variation jouera sur les résultats de richesse créée, soit inversement expliquer les évolutions de richesse réalisées par leur variations.
Avec le q de Tobin microéconomique, le manager dispose du lien entre chacune de ces 5 manettes et le résultat de création de richesse !

Cela fonctionne dans les 2 sens :

• en tournant la manette rentabilité de 1%, la valeur change de 15 à 20% par exemple ;
• en tournant la manette des investissements de 1%, la richesse créée sera-t-elle positive ou négative ?
• inversement, si la richesse créée cette année n’est pas celle qui était attendue, pourquoi ? Quelle est la part liée à la rentabilité, celle liéé à la croissance ou à l’obsolescence ….

Vos indicateurs actuels permettent-ils cela ?
La question mérite d’être répétée.
Vos indicateurs actuels vous permettent-ils cela ? !


Bien sûr, le pilotage ne s’arrête pas là. Il faut décomposer ces 5 indicateurs, c’est très souvent possible, par lignes de produits, par projets, processus.
Mais parfois on n’a pas toutes les réponses…
Cherche-ton à savoir de combien varie la valeur de l’entreprise si on arrive à augmenter la satisfaction client de 1% ?
On a pour autant des débuts de pistes en sachant de combien a varié le Chiffre d’affaires quand cette satisfaction a variée de 1% ?
Les modèles opérationnels se construisent en agissant …

Enfin des bons chiffres ne sont qu’un bon point de départ pour une meilleure discussion et donc une meilleure décision, mais ne sont pas un point d’arrivée !


Didier Vanoverberghe
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 @ Henri-Paul Soulodre

En réponse à ta seconde question, sur la nature de la valeur qu'il serait nécessaire de privilégier  ?


Cette question, importante et complexe, est encore plus pertinente qu’impertinente (!) mais elle peut être comprise de différentes manières.

 Parle-t-on d'une nature financière ou économique ou bien d'une nature par type d’acteurs ?

Je répondrais : " Les deux !"

Dans tous les cas, la réponse première est qu’il faudra toutes les analyser et les piloter car une valeur est le résultat des autres
(ce qui d’ailleurs montre que l’on en possède les chiffres).

La "résonance" est précisément le moment ou elles s’accordent sur leur maximum.

Si ce n’est pas le cas,  on n'est pas à la résonance et von va devoir piloter cela avec encore plus de doigté et de pertinence....

           1) Nature financière ou économique

La valeur de marché de l’entreprise a une réalité financière assez immédiate, de court terme, parfois volatile.  La vie de l'entreprise en dépend en partie
 mais pas totalement. Cette valeur ne peut et ne doit pass’arroger l’ensemble des pouvoirs !
(On en a bien vu les conséquences lors de la formation de la récente crise financière).

La valeur économique ou "valeur fondamentale", calculée comme somme des bénéfices attendus actualisés (free cash flow), est une référence solide si
 on sait bien la calculer.  Mais on est assez objectif quand il s’agit de sa propre entreprise. Ailleurs,  heureusement des garde-fous existent.

J’ai publié dans LA TRIBUNE du 9 juillet 2009 avec mon collègue Georges Pariente un article expliquant qu’il faut ainsi modifier les normes IFRS notamment
 pour mettre les 2 valeurs en regard et faire apparaitre ainsi l’écart de" sur ou sous valorisation" présumé.
Cela permet ainsi d'estimer en permanence  les tailles des bulles spéculatives et donc les maitriser en temps utile ...

Ceci dit, heureusement, tous les ans la réalité des Free Cash Flow et de leur croissance  vient trancher sur qui a eu raison en termes de rentabilité et de
croissance et en termes de  coût du capital.  L’entreprise doit être prudente et ne les faire varier qu’en raison de crise économique significative globale
ou sectorielle.

Donc une grande partie de la vérité sur la valeur sort de la réalité et du vécu annuellement !

 Mais des gardes fous existent. (cf? le livre BA sur des calculs de survalorisations par le marché)

La règle de prudence veut que l’on privilégie la moins bonne des deux valeurs, pour agir, au moins au niveau de la Direction Générale.

De plus, il faut bien qu’un jour la valeur de marché et la valeur économique se rejoignent   sinon on peut douter de l’objectivité du calcul ou
 des qualités de communication de l’entreprise...

Ces 2 valeurs doivent donc être pilotées. La valeur de marché est un élément de politique de la Direction financière tourné vers l’extérieur alors que
 la valeur économique est un élément de politique plus tourné vers l’intérieur de l’entreprise.
En toutes circonstances, en cas de survalorisation ou sous valorisation,  la direction financière doit communiquer sur la valeur économique.

C’est à la direction financière ou à celle de la performance si elle existe d’arbitrer les paramètres de la valeur économique par Business Unit,
 et non pas à chacune des unités de le faire.

 Enfin si l’écart est faible il faut faire au  plus simple et caler la valeur économique sur celle de marché.

Je citerai,  de plus,  pour les experts "la valeur intrinsèque" qui, n’intégrant pas le risque de faillite de l'entreprise, se différencie de la valeur économique.

 L’écart entre les deux valeurs permet de mesurer le niveau de dette optimum.  C'est ce garde-fou qui ne fut pas pris en compte pour la crise financière actuelle,
 lorsque des entreprises ( ou les ménages ) se sont surendettées.

      2°) Nature en termes d’acteurs

On peut définir les valeurs suivantes :

-Valeur de l’entreprise (somme des Free Cash Flow actualisés, somme aussi des 2 suivantes)
-Valeur pour l’actionnaire ou valeur dite Boursière ((somme des Cash Flow ou dividendes actualisés)
-Valeur de la dette (somme des intérêts de la Dette actualisés en tenant compte des économie d’impôts) , il faut rémunérer les banquiers et prêteurs
-Valeur vue des Clients (somme des Chiffres d’affaires actualisés)
-Valeurs vue des Employés (somme des salaires actualisées)
etc.

On peut même pousser à définir des valeurs pour l’environnement !

La résonance s’obtient quand chacune de ces valeurs  atteint son maximum comparée aux autres compétiteurs.

En résumé, ce qui doit être légèrement privilégié c’est la croissance de richesse issue de l’entreprise.

Elle s’exprime comme étant la somme des Free Cash Flow  augmentée de l’accroissement de Valeur de l’Entreprise (hors apports externes).
Cela se mesure (cf. le livre) par la formule de croissance de richesse qui représente la durabilité du système que forme l’entreprise
avec ses acteurs (stakeholders).  Cela ne peut s’obtenir sans une Valeur Client optimale,  (CA actuel et croissance donc satisfaction clients) ,
ni sans une Valeur Employé suffisante (de même fournisseur).

Cela ne peut donc et ne doit donc se faire sans analyser et piloter les autres éléments de créations de richesse pour les autres acteurs et
en chercher la résonance. 

Cela retire en rien pour l’État le devoir de réguler ...

Didier Vanoverberghe
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