Ouvrage paru en 2009 aux Editions Hermès (Lavoisier).
Didier Vanoverberghe est créateur du "q de Tobin microéconomique". Il est administrateur du C2P, ingénieur général du corps des Mines, membre du Conseil scientifique de ISC Paris Business School et expert international en finance d'entreprise.
Chaque semaine un extrait de son livre sera publié et sera soumis à vos commentaires.
Il vous est donc possible d'échanger avec l'auteur dès à présent.
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LE BUSINESS ASSURANCE pour la performance de l'entreprise Avant propos Extrait n ° 2
« L’objet principal du management de l’entreprise doit être d’assurer la prospérité maximale pour l’employeur, associé à la prospérité maximale pour l’employé ». Construite à partir du contexte économique de l’époque, sa réponse :
– visait ses processus au niveau de la tâche à définir dans des procédures pour se contraindre assurer la productivité maximale avec, si possible, le minimum de défauts ;
Taylor précisait même : « L’expression prospérité maximale est utilisée ici dans son acception la plus large et signifie non seulement des dividendes très importants pour la compagnie mais aussi le développement de chaque unité de business à son niveau d’excellence le plus élevé dans le but d’établir une prospérité permanente. De la même manière, la prospérité maximale pour l’employé signifie non seulement des salaires plus élevés que ceux des personnels de métier comparable, elle sous-entend surtout le développement de chaque individu jusqu’à atteindre son niveau d’efficacité maximale, ct qu’il soit, dit autrement, capable d’exécuter le travail du plus haut niveau permis par ses capacités naturelles et que par conséquent, lorsque cela est possible, qu’un travail de ce niveau lui soit confié». Pour AG. Lafley, président et CEO de Procter & GambIe, 11° entreprise mondiale, qui a surpassé en huit ans tous ses concurrents :
La recherche de solution à la question de la création de valeur maximale ne se trouvera pas en recopiant simplement le modèle d’une entreprise devenue excellente.
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J'ai lu avec intérêt tes deux derniers billets hebdomadaires qui m'ont paru très intéressants. Tant que le retour à une certaine confiance et qu'un retour à la circulation des flux financiers ne sera pas en place les entreprises seront toujours en difficultés et n'auront pas les moyens d'innover et donc d'accroître "la valeur" et les clients n'auront pas les moyens d'acheter à leurs fournisseurs. C'est un vrai cercle vicieux dont on commence, a priori, à voir le bout. A propos de Taylor, j'aime bien rappeler qu'il eut l'intuition de sa méthode de découpage des tâches.. en visitant les abattoirs de Chicago . Ce qui est fascinant, c'est que l'homme n'était utilisé que pour sa force musculaire, mais surtout pas son intelligence. Il est évident que maintenant il faudrait faire exactement le contraire, mais je m'interroge vraiment si certains dirigeants créent les conditions pour cela. Je crois qu'ils en ont peur. La dernière phrase de l'extrait est saisissante : recopier un succès n'est pas synonyme de succès! Mais bien sûr! Quand on plaque "bêtement" dans une entreprise, un processus qui a été construit dans une autre entreprise, sans tenir compte de sa culture et de ses spécificités, on va à l'échec. Voila un beau sujet de réflexion pour les entreprises de consultants qui se contenteraient de ne fournir que des recettes de cuisine, en suivant les modes ! La prospérité maximale serait-elle donc l'ennemi de la pérennité ? Qu’en pensez-vous ? Marc Grosset |
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@ Patrick Ruby La posture prise par le "Business Assurance" ne se limite pas aux entreprises. Elle s'applique et se généralise aussi aux marchés complets que sont les nations et le monde. A ce titre on définit la Valeur Client de l'ensemble des entreprises Françaises (et mondiales de même, on restera sur la France pour simplifier) comme la somme de leur Valeur ajoutée (Chiffre d'affaire sans redondance) actualisée. Soit encore, sous forme d’une relation ; Valeur Clients France = PIB n + 1/(wacc-g) = q(CA)*Kapitaux Il s'agit pour un pays, de même que pour une entreprise, d'avoir un PIB pour l'année qui vient, mais aussi une croissance durable de ce PIB. Ceci relève donc d'une approche Business Assurance (on peut y appliquer les mêmes éléments: résonance auprès de l'opinion publique des politiques gouvernementales, q de Tobin, ....) On retrouve par analogie 4 conditions sur l'économie française ou mondiale : · avoir des projets en nombre suffisants, en volume financiers bien sûrs (projets d'Etat et privés) ce qui est représenté par le g dans la formule Cet exemple pour montrer que la démarche BA ne se réduit pas aux entreprises. Ajoutons enfin que la vocation du BA pour l'entreprise n'est pas d'en sortir seulement d’une crise, mais d'éviter d'y entrer, ou d'éviter d'y faire entrer les autres (quand on est une banque américaine ou un organisme relayant les prêts ou bien un organisme fédéral qui fixe les taux). Merci d’avoir abordé cette question cruciale. Didier Vanoverberghe @ Marc Grosset Bien des sujets très importants sont reconnus et mis en avant dans ton commentaire ! C'est bien cela que je souhaite exprimer dans le concept de Business Assurance, sans opposition néanmoins. Finalement l'entreprise de demain se doit non seulement d'être efficace dans ses processus et aussi dans ses "méta-processus" (d'évolution de ses propres processus) J'ajouterais, elle doit être excellente mais plus encore cette excellence doit être reconnue ! Résonance = Excellence + Reconnaissance de cette renommée par tous les Acteurs (Clients, Employés, Actionnaires...). Didier Vanoverberghe @ François de Joux J'approuve des 2 mains ce commentaire ! De plus, il nous insuffle, comme d'autres commentaires, l'envie d'avancer, tous ensemble. Didier Vanoverberghe
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