Pour ce qui est de la première partie de la proposition, contrairement à ce que le brouhaha ambiant et les messages délivrés par les media pourraient nous laisser penser, elle n’est pas vraiment révolutionnaire. Voltaire, au début du 18ème siècle nous avait déjà indiqué cette voie, lorsqu’il nous confiait « j’ai décidé d’être heureux, c’est meilleur pour la santé ».
Mais y ajouter « même au travail », n’est-ce pas jouer les provocateurs ? Si c’était vrai, cela se saurait ! Parlerait-on autant de stress, de souffrance au travail, de mal-être ? Vous tapez l’expression « stress au travail » sur Google : il vous arrive 1.790.000 réponses en 0,06 secondes ; « Mal-être au travail et ce ne sont pas moins de 1.430.000 réponses en 0,08 secondes. Alors ?
Une fatalité ?
Et si le pilotage par les processus m’était conté et qu’il ouvrait la voie ?
Vous, qui, à un titre ou un autre, militez pour un pilotage par les processus qui complète la gestion du « tissu de l’organisation » suivant sa « chaîne », d’une gestion suivant sa « trame »[1], vous disposez d’une clé d’entrée dans une nouvelle ère de management : celle qui servira aussi la cause de l’homme, celle qu’attendent les générations Y, moins enclines à la soumission et plus promptes à la révolte, fut-elle larvée, que leurs aînés.
- que le « tout process », la logique « intellectuelle » des pilotes de processus ne l’emporte pas sur la logique « émotionnelle » des acteurs et ne fasse pas fi de leur connaissance intime des micro-process ;
- que la question du « Comment » cède le pas à celle du « Pourquoi ? », et surtout à celle du « Pour Quoi ? ».
Ceci étant, les professionnels du pilotage par les processus transversaux trouveront dans la seconde partie de l’ouvrage « Et si on décidait d’être heureux, même au travail ? » les clés du succès et, ce faisant, auront le plaisir de « soigner le travail et l’organisation »[2] .
Le succès repose en effet sur un point essentiel : chacun des acteurs concourant au processus se trouve-t-il investi d’une mission générant chez lui un état de « flow », une énergie le portant contre vents et marées ? Que les acteurs répondent par l’affirmative, et leur implication sera acquise quand leur professionnalisme servira le projet.
Reste, pour générer cet état, à veiller au respect de trois principes : que, pour chacun des acteurs, la mission ait du sens, qu’il la remplisse dans une ambiance qui « lui va bien » et qu’il fasse appel essentiellement à ses points forts. Ce sont les trois questions que le professionnel du pilotage par les processus doit garder en permanence présentes à l’esprit.
À titre personnel, vous trouverez dans cet ouvrage un « parcours de santé » en huit étapes.
Huit principes – prenant souvent le contrepied des idées qui ont actuellement cours. Ils sont pourtant le fruit d’une longue expérience de manager opérationnel dans le monde de la grande distribution ; expérience dont les leçons se trouvent largement confortées par l’observation, en tant que consultante en management, de la vie dans de nombreuses entreprises, de taille et secteurs d’activité fort divers.
Quels sont ces principes dont le respect permet de retrouver le goût de vivre, y compris du lundi au vendredi ?
Huit principes, huit points de vigilance - les bonnes questions - à garder à l’esprit pour en faire une discipline de pensée et de vie. Et une démarche en trois temps, soit dans l’ordre du parcours à adopter :
1) Temps n°1 : Se préoccuper de soi : les fondations de la maison !
a. Se faire confiance – cultiver une juste confiance en soi ;
b. Veiller à l’équilibre « corps, cœur, esprit » sans en laisser un au bord de la route.
c. Prendre en considération ses besoins sans se laisser imposer ceux du voisin, fut-il votre patron ;
2) Temps n°2 : S’engager professionnellement : entrer dans le jeu !
a. Expérimenter le bien-être : faire le test de l’implication et de la compétence dans son job ;
b. Éviter l’erreur de casting d’entreprise ;
c. Reconnaitre ses talents et construire sa vie professionnelle autour d’eux.
3) Temps n°3 : être conscient d’être un élément d’un tout dont tous les éléments sont interdépendants
a. Faire des pensées positives une hygiène de vie et de son regard un allié
b. Élargir son horizon et innover pour parvenir à des solutions à valeur ajoutée globale.
Ces principes sont exposés en ayant recours à des exemples vécus dont parlent les protagonistes (verbatim), et à des schémas pour en faciliter la compréhension ; des quiz et des sondages minute permettent tout au long de l’ouvrage de faire le point personnellement et quelques façons de faire sont proposées pour progresser.
En gardant présent à l’esprit ces quelques principes de bon sens, en passant vos choix et décisions à leur crible, pour reprendre le slogan de l’Essec, « you have the answer ».
Vous avez la réponse à deux titres :
1. Vous êtes le seul à même de vous connaître « de l’intérieur », et, pour cette raison, le plus compétent de tous pour découvrir « qui vous êtes vraiment » et….chercher à le devenir :
2. Il est beaucoup plus sûr d’intervenir sur soi, de prendre les commandes de sa vie, que d’attendre de son environnement qu’il se modèle à l’image de ce que nous aimerions qu’il soit. Faire la paix avec soi en s’acceptant, exercer sa ou ses passions, éprouver le plaisir du jeu collectif : rien n’arrive par hasard – faire en sorte d’être « celui par qui tout arrive » plutôt que « celui à qui tout arrive ».
Au plan collectif, pour A. Gide il y a « ceux qui voudraient améliorer les hommes et ceux qui estiment que cela ne peut se faire qu’en améliorant d’abord leurs conditions de vie. Mais il apparait que l’un ne va pas sans l’autre et on ne sait pas par quoi commencer ».
Le dernier chapitre apporte une réponse à cette question : « soyez le changement que vous voulez voir dans le monde » comme le conseille Gandhi, sans attendre que le monde change. C’est encore la meilleure façon de voir le monde changer
Les pilotes de processus ont, de surcroît, la chance d’avoir une fonction qui leur confère une place d’exception et un rôle de premier plan. Pour eux, au moins au plan professionnel, la question du « par quoi commencer » ne se pose même pas !
Si après cette lecture, vous vous sentez revigoré, la tête pleine de pensées vivifiantes, vous avez peut-être même fait une plongée dans la fraîcheur de votre enfance (ce sont deux fillettes de 5 et 8 ans qui ont illustré de leurs dessins chacun de ces principes), alors il aura atteint son but : avoir grand ouvert le champ/chant des espérances.
Ce qu’en dit l’éditeur :
Dans un ouvrage clair, écrit avec générosité et joliment illustré par des dessins d'enfants, Monique Pierson communique de façon simple sur des principes de bon sens, ce qui rend l’ouvrage très agréable à lire.
Encore un ouvrage « psy » sur les sempiternelles mêmes recettes pour être heureux au travail ? Non, ce livre propose une vision nouvelle, combinant à merveille les convictions profondes qui animent notre moi le plus intime et les questions que l'on se pose dans le cadre professionnel.
Vous voulez réapprendre à vous faire confiance et vous engager dans un travail qui ait un sens pour vous ? Lisez ce livre !
Partie I - Se préoccuper de soi et s'occuper de soi
1.1 Entrons dans le vif du sujet : un autodiagnostic
1.2 Pourquoi placer au premier rang la confiance en soi ?
1.3 D'où nous viennent la confiance ou l'absence de confiance ?
1.4 Comment cultiver cette confiance en soi ?
1.5 Équilibre, déséquilibre : y a-t-il une recette ?
1.6 Un corps, un cœur, un esprit à faire vivre à l'unisson
1.7 Pour ce numéro d'équilibriste, rester maître à bord !
3 Prendre conscience de ses besoins, pour viser le bien-être
1.8 Un rapide coup d'œil dans le rétroviseur : que disent votre vécu et vos ressentis ?
1.9 Mal-être, bien-être, à quoi cela tient-il ? À quoi avons-nous mal ?
1.10 Le bien être : tout un art de la balistique sur cible mobile !
Partie II - Trouver du sens à son travail et s'engager
1.11 Entrez dans le jeu : un autodiagnostic
1.12 Écouter ses émotions autant que sa raison
1.13 D'où nous vient ce plein d'énergie au travail ?
1.14 Comment se conjuguent implication et compétence ?
1.15 Implication, compétence : la magie d'une rencontre à double détente
1.16 S'assurer de partager les valeurs de l'entreprise
1.17 Exercer notre métier dans un environnement qui nous correspond
1.18 S'assurer que la vocation de l'entreprise a du sens pour nous
1.19 Révolution dans nos têtes : arrêtons de vouloir exceller partout !
1.20 Tout le monde a des talents
1.21 Tous les " jobs " ne conviennent pas à tout le monde
Partie III - Avoir conscience de faire partie d'un tout et contribuer à son unification
1.22 La réalité a peu d'importance : seules comptent nos représentations
1.23 Faire des pensées positives une hygiène de vie !
1.24 Se servir de nos croyances au lieu de les laisser nous desservir
1.25 À l'école du judo : " entraide et prospérité mutuelle "
1.26 Élargir le champ des possibles !
1.27 Accepter l'interdépendance et y prendre appui
1.28 Un monde d'interdépendance : une dynamique qu'il nous revient d'orienter
9 En forme de point d'orgue Bâtisseurs du monde de demain ?
1.29 Demain sera un autre jour
1.30 Coup d'œil dans le rétroviseur : le film au-delà des photos
1.31 Le moteur est en panne : on change d'étage !
1.32 Le sens de notre vie commence à se faire jour.
[1] J’ai emprunté la formule à votre »projet du club en 2010 »
[2] L’expression est d’Yves CLOT – Le travail à cœur, pour en finir avec les risques psycho sociaux - éd. La Découverte (20 mai 2010)