L'édito du mois ...

Processus en marche ou en veille ? L'éveil du sens

Nous assistons à l'émergence de la question du sens. Ce mot creux à force d'être enrubanné de valeurs affichées auxquelles personne ne croit, prend soudainement la force d'une prière.
Le manque de sens serait à la source du mal être des collaborateurs et de leurs managers : Ai-je à la fin de la journée la mauvaise fatigue du travail « inutile » ou la bonne fatigue du travail dont j'ai perçu le sens ?

Au-delà de la notion de bien ou de mal que le cynisme balaie d’une manche, les chiffres commencent à monter aux oreilles des dirigeants et des actionnaires. Le non sens a un coût : absentéisme actif et passif, diminution de la rentabilité à force de lean management, baisse de la qualité du service rendu au client, scandales, rumeurs, capital image détérioré. Bref, il faut agir.
 
Mais le sens, ça se trouve où ? Cela se fabrique comment ?
 
En voici une recette en 5 C.
  • Il y a dans le concept même de processus, l’idée du sens puisque qu’il s’agit bien de finalités transverses, partagées, au nom de quoi est nécessaire la Coopération inter-métiers.
  • Quoique nécessaire, cette coopération est mise à mal par le Conflit inévitable qu’éprouve le collaborateur entre les objectifs « sécurisés » de son entité, de son service, de son manager et la prise de risque que constitue la discussion avec l’Autre : il faut oser entrer en territoire inconnu, négocier, accepter de confronter les idées, de perdre un peu pour coopérer.
  • Bien souvent, la balance pèse du côté de la sécurité : « parle toujours, je fais comme d’habitude, … ». Cette forme de bureaucratie du travail, qui met en veille l’énergie des processus et des individus, crée la nécessité du Changement. Là, un champ complet d’accompagnement reste ouvert. Il s’agit de faire s’exprimer les « non-dits » pour identifier des zones d’accord suffisant pour sécuriser et séduire en faisant du discours processus une image miroir de la « beauté » des gestes et des ressentis au travail.
  • Ce discours est Concret. Sans évidence du lien entre les finalités affichées de l’entreprise et ce qu’elle fait en réalité, le double langage, destructeur de sens, apparaît. C’est pourquoi le sens, le rêve de l’entreprise est forcément raccordé à la liste des processus clés de son organisation, elle-même  « animée », réactualisée à la lumière du travail effectif de chacun.
  • On en arrive à l’émergence du sens pour les individus : mon travail quotidien prend tout son sens car il est raccordé aux processus clés que mesure mon organisation. En marche pour améliorer sans cesse l’existant, ces processus m’ouvrent  un espace de liberté nouveau nécessaire à l’innovation. J’existe parce que je fais et parce que je peux « jouer » en étant Créatif.  Bref, je suis heureux dans mon travail, parce que j’exerce mon Faire -Play !
Pour en savoir plus : http://www.parlesens.com 

 

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